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Mercredi 20 avril 2005

Benoît XVI

Et c'est encore un conservateur qui vient d'être élu Pape! Alors qu'à ce stade-là, un progressiste aurait pu faire tant de bien à la communauté catholique - et au monde en général - en adoucissant les positions de l'Eglise sur le port du préservatif, l'IVG, le célibat des prêtres, l'ordination des femmes... Là, on vient d'en reprendre pour vingt ans d'Eglise rigide en désaccord avec son temps.


Armalite | 5 commentaires | 2005-04-20 04:22:12
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Vendredi 1 avril 2005

Pour/Contre

Je suis contre la globalisation sous toutes ses formes. Marre de voir les petites boutiques, les entreprises familiales et les cinés de quartier dispararaître au profit de centres commerciaux tous identiques entre eux, de grosses boîtes qui traitent leurs employés comme de la merde, de multiplexes où on ne passe que les dernières daubes américaines à gros budget.
Je suis contre l'uniformisation des codes et de la pensée, contre la "mouton-attitude", contre les média qui voudraient que nous ayions tous les mêmes envies et les mêmes besoins, contre la télé qui nous lobotomise et nous empêche de réfléchir par nous-mêmes.
Je suis contre la morale judéo-chrétienne qui voudrait nous culpabiliser d'avoir des faiblesses et des désirs humains et développer en nous un bienséant esprit de sacrifice en nous promettant des récompenses dans l'au-delà.
Je suis contre les décideurs économiques et politiques qui ne se soucient que de se remplir les poches et d'assurer leur propre position, en se foutant royalement du mal qu'ils font aux petites gens et à l'environnement sous prétexte que ce n'est pas eux qui en subiront les conséquences.

Mais je suis pour la tolérance, pour la solidarité, pour l'individualité, pour le fait de cultiver nos différences dans le respect d'autrui.


Armalite | 24 commentaires | 2005-04-01 10:06:30
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Jeudi 24 février 2005

L'orgasme féminin

Le cinéma voudrait nous faire croire qu'obtenir un orgasme (simultané, de surcroît) la première fois qu'on couche avec un mec, c'est simple comme un coup de... euh, fil, et que ça prend cinq minutes à tout péter. A cause de "Basic instinct" et autres cinématographiques colporteurs de mensonges éhontés, j'ai passé des années à m'imaginer que je n'étais pas normale parce que je n'arrivais pas à jouir la première fois - ni même la dixième ou la centième, avec la plupart des mecs que je supportais jusque là. Pourtant je savais que la mécanique fonctionnait bien, puisque toute seule j'y arrivais sans problème. Je me disais donc que c'était dans ma tête, que j'étais une trop grande maniaque du contrôle pour arriver à me lâcher suffisamment - ou, parfois, que mon partenaire s'y prenait comme un pied et m'empêchait de prendre le mien.

Et puis je me suis mise à discuter avec les autres nanas de mon entourage, et je me suis rendu compte que non seulement je n'étais pas la seule dans ce cas, mais que nous étions même une majorité à simuler avec plus des trois quarts de nos partenaires. OK, passé un certain âge, on connaît toutes notre mode d'emploi. Mais on peut difficilement commencer à donner des directives dès le premier soir. Toute indication plus technique que "plus fort, plus vite!" nécessite un minimum de confiance et de décontraction, qu'on n'obtient généralement pas avant plusieurs semaines. Et une fois qu'on a pris l'habitude de faire semblant pour ne pas froisser môssieur, difficile de revenir en arrière!

(Au passage, note à tous les lecteurs masculins qui souriraient en se disant: "Oh mais moi, je sais très bien quand une femme simule": non, vous ne savez pas. Il suffit d'accélérer son souffle et de contracter le périnée, et vous n'y voyez que du feu. Certes, ce n'est pas forcément dans notre intérêt de vous duper de la sorte, mais il y a des soirs où on sait que ça ne viendra pas et où on n'a pas envie d'en discuter, ni que vous vous acharniez sur nous pendant des heures, donc on pousse trois gémissements et tout le monde est content.)

Qu'on se le dise: l'orgasme féminin est un phénomène capricieux, susceptible et fuyant. Alors pitié, que Cosmo et Biba* cessent de nous rebattre les oreilles sur le thème d'un orgasme pour chaque femme à chaque rapport! Rien n'est plus irréaliste, plus décourageant, plus destructeur pour l'entente sexuelle d'un couple que de croire que ça peut, que ça DOIT marcher à tous les coups. Et rien n'est plus mortifiant pour les femmes, qui se sentent automatiquement frustrées et à côté de la plaque si elles sont en-dessous de la moyenne présumée. Je suis toujours épatée par la façon dont les média arrivent à nous créer des besoins et des revendications à partir de rien, à nous rendre toujours plus complexés et insatisfaits.

*que j'apprécie grandement par ailleurs (= dans leurs pages mode, par exemple)


Armalite | 4 commentaires | 2005-02-24 11:54:18
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Mardi 25 janvier 2005

Alcool et drogue

Je suis toujours stupéfaite par la distinction que font les gens entre alcool et drogue. Je connais un paquet de gens qui, sans être des pochetrons, n'hésitent pas à se torcher copieusement à l'occasion, et qui jurent pourtant sur leurs grands dieux que jamais ils ne toucheront ne serait-ce qu'à un joint. Alors que franchement, quelle différence y a-t-il entre l'alcool et la drogue? Pour ma part, je n'en vois pas des masses. Les côtés positifs sont les mêmes: distorsion des perceptions, sentiment béni d'être en vacance de soi-même, capacité à se lâcher plus que dans la vie quotidienne. Les côtés négatifs aussi: perte du contrôle de soi, danger potentiel pour la santé en cas d'abus.

Entendons-nous bien, je ne veux pousser personne à la consommation ni de l'une, ni de l'autre substance. Il me semble juste que prises en quantité modérée et dans un but uniquement récréatif (pas pour compenser un quelconque vide affectif ou une incapacité de faire face au quotidien, donc), aucune des deux n'est plus nocive que l'autre. La seule différence notable, en vérité, c'est que l'une est légale et l'autre pas, que l'Etat touche des deniers sur l'une et pas sur l'autre, et que du coup les média banalisent la consommation de l'une et stigmatisent celle de l'autre. Donc, les gens qui boivent de l'alcool et condamnent le fait de prendre de la drogue, fût-ce occasionnellement, sont soit mal informés, soit incohérents dans leur logique, soit lobotomisés par le discours ambiant.


Armalite | 4 commentaires | 2005-01-25 14:12:04
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Samedi 22 janvier 2005

On pouvait espérer que Bush se tiendrait tranquille...

...Pendant son second et dernier mandat présidentiel. Mais non. Son discours inaugural a électrifié la presse mondiale.

At precisely the moment when critics claim he is stymied, Bush, in his second inaugural address, has just set out to liberate the entire world. And our region is at Ground Zero, so to speak, of his new, revolutionary vision... In laying down his revolutionary gauntlet, Bush must know that he will be derided as a hypocrite and a reckless dreamer. No American can be against the ideal of spreading democracy, but to stake national security on it, that's another matter. In front of the Capitol on Thursday, Bush called not merely for a remaking of other nations' foreign policy, but that of his United States. 'Hold on to your hats, this may be the most ambitious second-term - or any term - presidency ever'.

Israel's Jerusalem Post


Bush's speech focused on the 'power of freedom', saying that the best hope for peace in our world is the expansion of freedom in all the world. On that, not many people will disagree. The differences are over what he understands by 'freedom' and how the benefits of democracy should be spread in the world - or indeed whether it is any country's business to export democracy to others... It is possible to have the freer world that Bush speaks of, but the idea that those who are strong and have a larger arsenal have an unchallenged right to impose their will on the weak, undermines democracy.

Kenya's Nation


Many challenges and knotty questions are waiting for him to solve... Whether to reverse the Iraqi situation will become the biggest test for Bush's second term of office... Even with the election proceeding smoothly, terrorist acts will not disappear... Various countries are expecting much of the new Bush term. Perhaps it is wishful thinking to see these expectations depend on whether Bush goes ahead with his unilateral road or is back to the multilateral road.

China's People's Daily


The main international issue to be faced during President Bush's second term in office will be an Iran war, the US' main attention will focus on West Asia. If the US can quite smoothly realize the goal of transforming Iran, then the US' main strategic direction will shift to East Asia in future, and China will face direct US pressure; if the US' war and political reform in Iraq is not smooth, then this shift will be delayed for a number of years.

Hong Kong's Wen Wei Po


The inauguration of President George W Bush for his second term was merry and fanciful whereas the United States is afraid of facing continued threats from terrorists and has concerns about the increasing number of its troops killed in Iraq... In his campaigns on the significance of the free world, Bush has deliberately grabbed the rights of the Iraqi people to live freely by sending his troops to invade and occupy Iraq and at the same time forcefully imposing US-style democracy in a foreign land.

Malaysia's Berita Harian


Make no mistake, Bush absolutely believes that America will not be safe and secure unless democracy takes root more broadly around the world, especially in the Middle East... Of course, Bush as a president cannot be compared in stature to his two mighty presidential forebears. He and those around him do such small-minded things that it detracts from the grandeur of his purpose, whether you regard that purpose as grand folly or grand mission... And we have the demeaning, disgusting innuendo constantly from the Bush administration that anyone who disagrees with their course, or opposes the severe restrictions on civil rights in the Patriot Act, is an appeaser, is disloyal, is un-American.

Sydney's The Australian


The United States will likely place the value of democracy and freedom as the basis for its diplomacy. That is also closely related to Washington's plan to "transform" the North Korean regime. Such a US doctrine and North Korea's possible reactions may escalate tensions on the Korean Peninsula. We hope diplomatic principles will be applied wisely. During the first term of the Bush administration, South Korea-US relations have seen conflicts too serious to call the relationship an alliance. South Korea's dispatch of troops to Iraq mended the fissure significantly. During the next four years, the alliance must mature further.

South Korea's Chungang Ilbo


Bush's speech at his second inauguration and the theme of freedom in it is nothing new. Since 11 September this same freedom has been the main slogan of the war on terror the White House has declared... Bush's critics point out that in America itself there is now considerably less freedom. .. Who knows, perhaps Afghanistan really has become freer, and democracy may emerge in Iraq after the elections. But for the rest of the world the war on terror is turning increasingly into lack of freedom....

Russia's Vedomosti


Critics who were hoping that he would get mired in detail about Iraq were mistaken. Instead he went back to basics, reaching out to the belief of most Americans in the fundamental importance of freedom and using that to explain his policies at home and abroad. At times it sounded more like a sermon than a speech. Mr Bush may not be much of a speaker. But sometimes the message is more important than eloquence and what he had to say yesterday had the power of real conviction.

Ireland's Irish Independent


Things are now clearer than ever: We have the right to feel a chill down the spine. To describe Bush as a madman with a mission at the head of a state bristling with weapons does not really get us any further... and, although insulting, it is no longer even particularly original. And yet this US administration sends a chill down the spine of anyone unwilling to become accustomed to listening to this madness.

Germany's Die Tageszeitung


No-one should expect a weak president in spite of the fact that his immediate objectives were achieved in his first term as a world leader. The inauguration speech was again simple, concise and direct, as was the electoral message which gave him victory at the polls in November... For his enemies, there is a choice: liberty or oppression.

Spain's La Razon


In... George W Bush's inauguration speech, there seem not to have been any pithy sentences which will be engraved forever in our memories. There is the feeling of a man who treats the whole world as his parish.

Italy's La Repubblica


In a bid to be as determined as Franklin D. Roosevelt facing the Great Depression in 1933... and galvanize people like John F. Kennedy in 1961... the 43rd president of the United States opened up particularly ambitious prospects for the future which go well beyond the four years remaining to him in the White House.

France's Le Figaro


The question is how much he has learnt... and how much he has forgotten. Mr Bush will be the president of the USA for the next four years, and whatever he ruins, he will ruin it for us too. So it is worth keeping our fingers crossed for him, for mere selfishness if for no other reason.

Hungary's Nepszabadsag


The drawback of Bush's style is that he has never really racked his brains about how to convince somebody. Basically, he only explains reasons for his decisions. Why would he do anything else - he is right, is he not? He will hardly change in that respect, so we only have to hope that he is right as often as possible.

Czech Republic's Mlada fronta Dnes


An idealistic vision of the furtherance by America of freedom, democracy and human rights... Although in Bush's short inaugural speech words such as Iraq, Afghanistan or Ukraine were not used once, it is clear which countries he was referring to. He is planning such deep changes in internal policy that if they are carried through they will change America for good. He also spoke of these changes in his inaugural speech as being 'furtherance of freedom and justice'. If his plans are realised, then this will be a conservative revolution.

Poland's Gazeta Wyborcza


Under the label of a sick, religious-political doctrine they march against countries longing for their natural resources. Already, the United States is warning various countries by beginning the known method of repeated lies... The planet must be aware of this freedom the United States is talking about because it is leading to a one-way-road: to the 'freedom' of enslavement and submission to the United States.

Cyprus Kharavyi


As the strategy of toppling Saddam Hussein and 'democratising Iraq' has gradually turned into a nightmare scenario, the initiative of declaring new wars and attempts of widening the occupation increase the suspicions about Bush's second term... The government in Turkey should not fall into the trap of an attack against Iran. Possible demands for support must be refused in the parliament...

Turkey's Milliyet


Armalite | 1 commentaire | 2005-01-22 05:26:33
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Mardi 7 décembre 2004

Pourquoi je ne veux pas d'enfants

 

- Déjà, j’ai la phobie de la grossesse : l’idée d’être habitée me révulse. Je trouve qu’une femme enceinte, esthétiquement, c’est hideux ; j’ai toujours l’impression que le bébé va jaillir de son ventre et lui sauter à la figure façon Alien.

 

- Je ne parle même pas de la mise bas : mon seuil de résistance à la douleur est à peu près aussi haut qu’une fourmi écrasée ; je déteste les hôpitaux et la position humiliante avec les pieds dans les étriers ; je supporte déjà à peine de me faire brièvement tripoter par mon gynéco une fois tous les deux ans ; etc etc...

 

- De la même façon, l’idée de donner le sein me dégoûte profondément. (Je sais, y’a des laits maternels, c’est juste histoire de dire.)

 

- J’ai BESOIN de neuf heures de sommeil ininterrompu par nuit, au minimum, sinon je suis inapte à fonctionner et mon entourage morfle un max.

 

- Je ne supporte pas les horaires rigides (courir le soir pour aller chercher le môme à la garderie, puis plus tard à l’école).  J’aime plus que tout ma liberté, mon indépendance et le fait de pouvoir décider les choses sur un coup de tête sans que ça implique une organisation monstrueuse.

 

- Pour une égoïste comme moi, faire passer les besoins de quelqu’un d’autre avant les miens est inconcevable.

 

- Je n’ai pas l’amour inconditionnel. Hormones ou pas, le gamin pourrait très bien ne pas me plaire, et je culpabiliserais comme une folle, mais je le lui ferais payer.

 

- J’aime avoir une relation exclusive avec mon mec ; je ne veux pas de quelqu’un qui s’immiscera entre nous et deviendra notre priorité numéro un respective. Je n’accepterais pas du tout d’être pour lui autre chose qu’une amante dans tous les sens du terme.

 

- L’idée d’avoir un enfant qui porte un quart des gènes de ma belle-mère, et sur lequel elle se sentira des droits, me glace les sangs.

 

- Je n’ai pas du tout le sentiment d’avoir quelque chose à transmettre ; ma vision du monde est très noire, et d’un point de vue philosophique, je ne juge pas utile de perpétuer la race humaine.

 

- Je pense que parent, c’est le métier le plus difficile du monde, et que même avec les meilleures intentions, on se plante forcément quelque part. Je ne veux pas être responsable des futures névroses de quelqu’un d’autre.

 

- Je déteste les choses irréversibles, et d’après ce que j’ai compris, si on change d’avis, on n’a pas l’option de ramener le truc sous quinze jours pour se le faire rembourser. Je suis tellement inconstante...

 

- Si ça tourne mal avec mon mec, la seule chose qui me permettra de tenir le coup, ce sera de recommencer à zéro et de ne plus jamais entendre parler de lui. Difficile quand vous avez un enfant à élever ensemble malgré la séparation... Et je ne serai jamais intelligente pour supporter qu’une autre femme « prenne ma place » auprès du gamin en cas de remariage de mon ex.

 

Si vous êtes résolument pro-reproduction, merci de ne pas tenter de me convaincre que je passe à côté de la plus belle chose qui puisse exister dans la vie d’une femme ; merci aussi de ne pas m’insulter et me balancer des « ah oui, ben effectivement, vu ton caractère, il vaut mieux que tu t’abstiennes », comme si votre choix de vie était forcément plus valable que le mien.  

 

 


Armalite | 18 commentaires | 2004-12-07 13:36:20
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Mardi 30 novembre 2004

Méchanceté de l'être humain

Joraël ne poste pas souvent, mais quand il le fait, c'est toujours assez long et bien écrit, et ça ne manque jamais de me faire réagir. Aujourd'hui donc, il parle de la méchanceté innée des êtres humains, qui les pousse (entre autres) à s'étriper à grande échelle.

J'ai longtemps été persuadée que l'être humain était effectivement mauvais. Donnez-leur la moindre bribe d'influence ou de pouvoir, et la plupart des gens finiront par se laisser corrompre ou par en abuser. Mais ne faut-il pas voir là de la faiblesse plutôt que de la méchanceté? Une incapacité certes coupable, mais pas forcément mal intentionnée, de résister à la tentation, ou une tendance à céder à la facilité? D'accord: quand on est conscient des conséquences potentielles de ses actes, on devrait être capable de s'abstenir pour ne pas nuire à autrui. Mais cela suppose une force morale qui fait défaut à beaucoup d'entre nous. Par exemple, je pense que pendant la deuxième guerre mondiale, les Allemands n'étaient pas tous des monstres assoiffés de sang, et les collabos français pas tous d'infâmes salauds. Les premiers, historiquement humiliés, se sont laissés hypnotiser par un leader charismatique; les seconds devaient songer à leur survie et à celle de leur famille plus qu'à un quelconque profit. Coupables de lâcheté, ils l'étaient sûrement. Je ne suis pas certaine que nous qui les fustigeons un demi-siècle après aurions nécessairement fait mieux. On peut n'avoir pas de courage et être quand même quelqu'un de bon à la base.

Quand je regarde autour de moi, j'ai l'impression que malgré tout, la plupart des gens essaient de faire de leur mieux avec les cartes qui leur ont été attribuées - l'intelligence parfois limitée dont ils bénéficient pour percevoir le monde et y réagir. Ils aspirent juste à tirer leur épingle du jeu de la vie et à s'assurer le bonheur auquel les média affirment vigoureusement qu'ils ont droit. Beaucoup d'entre eux, sans être des parangons de vertu, se comportent décemment. Ils envoient un chèque annuel aux Restos du Coeur, cèdent leur place à la vieille dame qui n'a qu'un pack de yaourts dans la file du supermarché, cherchent pour Noël le cadeau qui fera plaisir à leurs proches, éprouvent de la compassion pour les gens qui crèvent dans des guerres qui ne les toucheront jamais. D'accord, ce n'est pas grand-chose, mais ça veut dire qu'à la base, leurs élans les portent plutôt du côté du bien.

En réalité, partout où les choses tournent mal sur cette planète, ce n'est pas à cause de ce que nous avons fait, mais à cause de ce que nous n'avons pas fait. Préoccupés par des soucis plus immédiats, plus matérialistes et plus personnels, nous négligeons de faire les gestes essentiels qui permettraient d'enrayer la pollution, ou nous laissons des extrémistes arriver au pouvoir. Quand nous nous décidons à réagir, il est déjà trop tard, et des millions de gens ni plus coupables ni plus innocents que nous ont payé notre négligence. L'humanité n'est pas coupable de méchanceté, mais d'égocentrisme et de léthargie.


Armalite | 2 commentaires | 2004-11-30 10:59:12
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Vendredi 5 novembre 2004

Ce sont les rockers canadiens qui en parlent le mieux...

George Bush, the most unpopular American President in history outside of the United States, has been re-elected. His re-election says something about the intelligence of the American people, about American arrogance, about American insularity, and America’s obvious desire to openly claim it’s place in the pantheon of imperial powers.

How are those of us outside of the United States supposed to react to this news?

Prior to 9/11, numerous American administrations were responsible for the murder of hundreds of thousands of people in various regions of the world for a variety of pro-American reasons. Freedom was often claimed as the primary reason, which was, of course, one of the justifications given for the invasion of Iraq. It is, I might add, the only justification left of those initially given, as no weapons of mass destruction were found and no connection between Iraq and 9/11 ever existed. Of course, the majority of Americans are completely unfamiliar with the history of their own foreign policy actions, so one can see why they tend to be comfortable living with lies and the liars who tell them.

Never the less, nearly 3,000 Americans died on September 11th, an event that allowed a group of individuals to implement one of the most dangerous foreign policy platforms in US history. It also solidified a place in history for a President who has the deaths of 3,000 Americans to thank for rescuing him from historical obscurity. 9/11 outraged Americans, who simply couldn’t believe that anyone in their right mind would attack such a peaceful, freedom loving country. This led to the blind stereotyping of an entire segment of the world’s population, an entire religion, and influenced the American public to back a series of reckless military campaigns which have since cost the lives of 1000+ Americans, and will most likely result in the first military draft since the Vietnam era. (It matters little what President Bush said during stump speeches or the debates prior to the election).

As a direct result of America’s knee jerk reaction to lash out after 9/11, thousands of innocent Afghanis have lost their lives. Afghanistan remains in turmoil, governed by a man that was once an advisor to one of the largest oil companies in the US (and has his nose so far up the White House’s *** that he might as well be a West Wing janitor). Of course, such realities don’t deter idiotic American conservatives from blabbering on about how Afghanistan is now free.

So is El Salvador, supposedly. Where did 60,000 Salvadorans go before that conclusion was reached? For that matter, how many Guatemalans died after the United States paid for and supported a coup so that they could oust a leader that had the audacity to place the needs of his people before those of an American company?

Since the invasion of Iraq, some 16,000+ innocent Iraqis have been killed, (some 100,000 excess Iraqi deaths have occurred since the war began). Is the rest of the world therefore to believe that Iraqi lives are worth less than American lives?

If so, then what are Canadian lives worth?

The majority of the world believes the United States to be a greater threat to world security than terrorism. What does that say about the re-election of the man that is responsible for producing that opinion? How can the rest of the world not believe that most Americans could care less about their place in the world, who they hurt, or who they step on to ensure that the American way triumphs?

I’m afraid, in the years to come, that Osama Bin Laden will be the least of America’s worries.

What purpose does the US constitution serve when it protects the liberties of a nation that blindly supports the strong-arming of other people? What point is there in keeping up the illusion that the United States is a land that loves real freedom? If anything , it’s a land that loves itself and nothing more. Indeed, the re-election of George Bush speaks volumes about “true American character”.

Prior to this moment I held the American people apart from the actions of their government, believing that if they had the chance to reverse what has been done that they would. Unfortunately, I now find that difficult to do.

My children will inherit a more dangerous world because of the outcome of this election. What am I to tell them when they ask why anyone would willingly support such a reckless, tepid, and bigoted man?

The outcome of this election has made clear where the majority of the people of the United States stand. Arm in arm with conquest, greed, and selfish insularity. The rest of the world will pay the price for it. So how, exactly, should the rest of the world be feeling today? Like a target?

Either you're with us or against us. Mr. Bush would do well to remember that it works both ways.
-Matthew Good-


Armalite | Ajouter un commentaire | 2004-11-05 04:16:57
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Lundi 1 novembre 2004

Bush vs. Kerry

Demain, c'est le jour J. Le duel paraît joué d'avance: la majeure partie des Américains voit Bush comme un sauveur, l'homme fort qui a su prendre position face au terrorisme et qui défend des valeurs-refuge, traditionnelles et rassurantes (enfin, ça dépend pour qui...). Parmi les gens qui le désavouent, qui trouve-t-on? Beaucoup d'artistes qui ont bruyamment exprimé leur opinion sur le sujet; mais pour aussi médiatisés qu'ils soient, ils ne représentent quantitativement qu'un groupe très minoritaire. Et un paquet de gens ordinaires qui, ne se retrouvant pas davantage dans le discours de John Kerry, ont décidé de ne pas aller voter du tout. Dans ces conditions, comment Bush pourrait-il perdre - d'autant qu'il a déjà prouvé qu'il était capable de trafiquer le résultat d'une élection présidentielle?

Franchement, ça fait peur. S'en reprendre pour quatre ans de première puissance mondiale gouvernée par un fou furieux doublé d'un sombre crétin... C'est le monde entier qui sera affecté par le résultat de ce vote, et il y a fort à parier que ça ne sera pas en bien.


Armalite | 6 commentaires | 2004-11-01 16:19:22
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Mardi 26 octobre 2004

La question du jour

Peut-on tomber en amitié comme on tombe amoureux? Aussi vite, aussi fort, et en n'étant pas davantage foutu d'expliquer pourquoi?


Armalite | 10 commentaires | 2004-10-26 13:14:14
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