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Publié le dimanche 17 octobre 2004

Dimanche 17 octobre 2004

Encore un rêve dérangeant

Au détour d'une conversation à plusieurs sur AIM, Guillaume m'apprend que Legolas est en prison pour traffic de drogue. Je le vois condamné à se battre dans des arènes souterraines éclairées par des braseros, à la "Angel"... J'essaie nonchalamment de soutirer son adresse e-mail à Guillaume, sous prétexte que ça lui fera peut-être du bien de correspondre avec une vieille amie, que ça le distraiera de l'enfer qu'il vit. La vérité c'est que dix-huit ans plus tard, mon coeur soupire encore en secret après son premier amour. J'ai beau vivre avec l'homme le plus génial de la Terre (c'est mon avis, et je n'en démords pas), le souvenir de Legolas continue à exercer sur moi une attraction irrésistible. Le Legolas d'aujourd'hui est marié à une harpie; il a deux gamins, vingt bons kilos de plus qu'à l'époque, des grosses lunettes archi-moches et des fringues de beauf. Je ne le connais pas; je n'ai rien à lui dire. Mais je vis beaucoup dans ma mémoire. Il n'y a que là que je m'autorise des émotions fortes. Hier en allant au resto pour l'anniversaire de l'Homme, pendant tout le trajet, j'ai pensé à Fanfan et à cette espèce de complicité trouble qui nous a toujours liés. Dans le présent, plus rien ne me fait battre le coeur.

"Il y a un âge, entre seize et dix-neuf ans, où les saveurs sont plus fortes et les aubes plus belles. Pierre avait gâché un moment de ma vie qui me restait précieux par l'amertume même qu'il y avait suscitée. (...) Même si les années passaient, je sentais que le temps où j'avais été son amour tenait dans son souvenir une place sans proportion avec sa durée." (Marc Lambron dans "Les menteurs")


Armalite | Ajouter un commentaire | 2004-10-17 05:06:52
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